AU REVOIR

Salut à tous,
Cela fait déjà deux ans que je publie mensuellement un post sur mon blog. Depuis, beaucoup d’évènements se sont passés dans ma famille, et probablement dans la votre aussi.

Grâce au blog, j’ai eu l’occasion de découvrir des gens merveilleux, leurs incroyables et merveilleuses histoires autour du TDAH, et j‘en suis ravie parce que l’apprentissage et la connaissance représentent mes moteurs personnels pour avancer dans la vie. Je ne peux penser qu’à des choses positives à la suite de ces quelques articles que j’ai écrits.

Il est maintenant temps pour moi de fermer la page et commencer un autre projet, plus orienté à mes activités professionnelles. Ce blog a été une façon de lancer à l’univers tout ce que je ressentais dans mes tripes relié au monde TDAH. Et je suis très heureuse de voir qu’au cours de ces deux dernières années, de très nombreuses pages web et des blogs comme le mien ont surgi. De nombreuses personnes se sont décidées à partager leurs expériences et projets particuliers. C’est l’un des avantages des social média, à mon avis. Nous nous aidons mutuellement, nous nous écoutons/lisons, nous nous appuyons.

J’ai vu que la plupart des associations liées au TDAH (partout dans le monde) se sont beaucoup développées quant à leurs activités (particulièrement celles de soutien aux familles concernées). Et j’ai vu beaucoup de mamans, qui, comme moi, ont commencé à contribuer d’une certaine façon à ce que ce trouble soit plus supportable dans notre vie quotidienne. Cela me fait plaisir de me voir inclue dans cette initiative spontanée.
Le mois dernier, j’ai assisté au septième Congrès que la fondation ‘Lo que de Verdad Importa’ (Ce qui est vraiment important) a organisé à Madrid. Ce sont des Congrès pour les jeunes à partir de la Terminale. Comme toujours, cette fois-ci, il y avait quatre conférenciers exceptionnels ( Lucia Lantero, Irene Villa, Maria Belon, et Emmanuel Kelly). J’ai écouté leur récits sur leurs vies, les défis auxquels ils ont dû faire face et les stratégies qu’ils ont développées pour les surmonter, et j’ai gardé l’image visuelle du tsunami qui a frappé la vie de Maria (décrit dans le film ‘L’Impossible’ où Naomi Watts représente son personnage). Elle nous assurait que nous avons tous des tsunamis dans nos vies et que ce n’est qu’à nous de décider comment les vivre.
Le TDAH, comme beaucoup d’autres troubles / maladies, est notre tsunami particulier : il arrive sans avertir, et lorsqu’il semble que nous nous noyons, l’anxiété, la suffocation et la douleur nous dominent. Nous ne contrôlons plus rien. Et combien de fois avons-nous été tentés de dire ‘je n’en peux plus’ ? Moi, beaucoup de fois. Mais, instantanément, une petite voix surgit de l’intérieur qui me dit : ‘oui, tu peux, juste un petit peu plus’. C’est ainsi que j’ai réalisé que les grands changements se font peu à peu.

 

Nous sommes tous concernés quant à la prise de conscience de la part de la société au sujet du TDAH. C’est un trouble qui est réel, qui existe, et qui atteint beaucoup de gens. Nous devons lutter pour cette reconnaissance générale, et demander une adaptation nécessaire pour que nos enfants puissent se développer sans les nombreux obstacles qui encore existent.

Je vous remercie pour votre soutien. Et n’hésitez pas à me contacter en cas de besoin.

Au revoir.

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COMPASSION

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je veux parler de la compassion. Et je commencerai par une question ( j’espère que puissante , nous avons vu dans le post précédent ce que cela signifie ) : comprenons-nous vraiment les personnes qui sont dans la même situation que nous (dans ce cas , les parents d’ un enfant souffrant de TDAH ) ou avons-nous tendance à penser que NOTRE cas est digne de plus d’attention que ceux des autres ?

C’est une question que je me suis faite à plusieurs reprises parce que , honnêtement , quand le TDAH apparaît dans votre vie, il nous prend au dépourvu et nous pensons que nous allons peiner plus que quiconque (et , plus tard, quand le calme nous envahit , nous nous rendons compte que nous avons vécu avec le TDAH depuis de nombreuses années ,  le plus probablement , puisque nous l’avons eu aussi).

Et un jour, on assiste à une conférence et on écoute une mère qui dit : « J’ai 6 enfants , dont 3 avec TDAH et un avec Down». Je me souviens encore de ce moment-là :ce fut comme un éclair , comme un fouet et je me suis demandée ‘ mais comment je ne pense qu’à moi-même ?’

Et cette phrase a été l’un des déclencheurs pour écrire sur ce blog, afin de faire sentir à beaucoup d’entre vous que je vous comprends ou du moins que j’essaye de le faire. Parce que je me rends compte que je me soucie vraiment, et je sympathise avec les chagrins des autres , aussi des gens que je connais pas.

Je me suis sentie très seule, et cela a fait à plusieurs reprises que mes soucis se soient aggraver davantage . Plusieurs fois, je pensais que personne ne me comprenait pas ni me tenait en compte. J’aurais eu besoin d’une accolade. Maintenant, mon tour de le faire. Le moyen que j’ai trouvé a été d’écrire et publier. Je n’ai pas beaucoup de temps pour le faire, mais c’est ma contribution et je me sentais bien en le faisant.

Je voudrais vous encourager à créer et serrer des liens avec les parents qui sont dans notre même notre situation et qui viennent d’arriver dans ce monde chaotique. Pour partager les expériences auxquelles nous sommes très habitués mais qui sont toute nouveauté pour eux. Ecoutons-les attentivement et comprenons leur réalité . J’ai découvert beaucoup de choses agissant ainsi (nouvelles associations, de nouvelles techniques , des gens merveilleux , des experts dédiés … ) . En fait, ceci fait partie de notre quotidien et nous devrions en prendre soin !

MERCI !

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DU CALME

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je souhaiterais parler de la nécessité pour nous, les parents (et nos enfants aussi) de rester calmes face aux comportements si originaux de nos chers enfants qui ont le TDAH. Dans mon cas, des fois, j’ai un ressort qui me fait réagir trop vite (et évidemment, pas de la meilleure façon). Alors permettez-moi de proposer un défi: serions-nous en mesure de passer du monde des réponses dans lesquelles nous vivons (il faut faire ceci de cette façon… ça ne va pas marcher…ne continue pas, tu vas te blesser…ce n’est pas possible…oh! ça, je connais…), et assez déprimant au demeurant, au monde des questions qui nous aident à explorer davantage ?.

Dans le coaching, nous appelons ces questions « puissantes »  parce qu’elles ont les caractéristiques suivantes: elles sont orientées vers l’action, elles dirigent notre pensée vers le futur, elles demandent « quoi », « comment », et « dans quel but », mais jamais « pourquoi « ; elles sont axées sur les objectifs et contiennent principalement des hypothèses importantes: dans notre cas, QUE NOS ENFANTS SONT PRECIEUX ET QU’ILS PEUVENT REUSSIR TOUS LES DEFIS QU´ILS SE POSENT.

Dans le cas où ceci n’est pas clair ,j’ajoute que  l’intention avec laquelle nous devons poser nos  questions doit être positive, pleine d´amour et de respect.

Je vous donne quelques exemples de questions afin que vous puissiez pratiquer à partir de maintenant, mais n’hésitez pas à créer celles que vous pensez qui semblent plus appropriées en fonction de la situation, des personnes, des relations … tout ce qui bouge dans le monde de notre enfant, pour que celui-ci puisse se développer et s’ouvrir à de nouvelles possibilités.

1 -. Que penses-tu de ce qui vient de se passer ? Qu’aurais-tu fait ?

2.-  De quoi as-tu besoin pour que ta chambre soit ordonnée ? (Hum! Cette question, rappelez-vous, dans un ton respectueux…le défi est de trouver le bon moment, n’est-ce-pas ?)

3.- Que proposes-tu pour que tu t’entendes mieux avec tes frères?

4.- Comment te sentiras-tu comment tu verras que tu as réussi ? (un examen, terminer la lecture d’un livre, finir le plat …)

5.- Quel autre plan de loisir veux-tu nous proposer pour dimanche prochain?

6.- Quelle est pour toi le côté le plus difficile de cette situation? (un article de journal que vous commentez, le décès de quelqu’un connu de la famille)

7.- Qu’est-ce qui t’inquiète le plus?

8.- Qu’est-ce qui te confond le plus?

9.- Qu’est-ce qui est clair pour toi?

Vous pouvez constater que ces questions sont des questions ouvertes (celles qui sont fermées ne peuvent être répondues que par un NON ou par un OUI), c’est à dire elles offrent la possibilité de s’engager dans un dialogue avec nos enfants. Si nous y parvenons, nous serons en mesure de comprendre ce qui les motive, leur façon de penser, et ceci, au fil du temps, nous aidera à rester calme. Il ne s’agit pas d’être d’accord, pas du tout. Il ne s’agit pas non plus de ne pas sentir le besoin presque incontrôlable de nous jeter dessus et régler la question. NON. Il s’agit de construire des personnes et cela exige du calme et de la confiance.

Offrons  leur donc un silence réceptif qui leur permette de nous raconter leur histoire de façon complète. Aidons-les à vider tout ce qu’ils ont à l’intérieur. Pour quoi faire? Pour qu’ils pratiquent et verbalisent ce qu’ils vivent. Cela les aidera dans leur maturation, dans la création de leurs points de référence, et à mieux se connaître.

Il est essentiel, lorsque nous les écoutons, de résister au terrible besoin de proposer la «bonne réponse». Ne soyons pas impulsifs, nous sommes lá avec eux et pour eux.

Par où voulez-vous commencer? Quel genre de sujet préférez-vous aborder? Comment vous sentirez-vous lorsque votre enfant aura partagé avec vous pour de vrai?

Je vous souhaite à tous une très belle et calme journée!

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EN FAIT! MERCI!

Bonjour à tous,

Je sais que mon post dédié aux valeurs pourra quelque peu étonner certains d’entre vous, parce que vous pratiquez probablement déjà ce que je voudrais partager avec vous.

Cette fois-ci, cela vient du cœur et j´espère que vous me comprendrez.

Dans ce post, je souhaiterais évoquer la gratitude. De la gratitude provenant d’un profond remerciement. Je m’explique: Nous sommes tous des parents d’enfants atteints de TDAH. Et probablement la majorité d’entre nous (je m’inclus), n’a pas réalisé que nous avons cessé de faire des choses que nous faisions auparavant de façon régulière et naturelle. Nos discussions avec nos différents environnements, comme l’école (où nous avons des ‘conversations’ avec le professeur, l’enseignant, le conseiller, le tuteur, le directeur, la secrétaire), la famille (j’inclus la famille au sens large, qui comprend la belle-sœur compréhensive, la cousine super positive et les plus proches qui ne cessent de vous dire que vous êtes en train d’élever votre enfant de la pire des façons), les amis (qui ne vous appellent plus lorsqu’une sortie familiale est organisée, et vous ne comprenez plus très bien pourquoi…), les voisins (avec leurs soucis à eux), les professionnels de la Santé…eh bien, ces conversations laissent quelque peu à désirer, non? Moi, particulièrement, je me sens petite devant les incompréhensions et le rejet de nombreuses personnes.

Cela fait déjà un certain nombre d´années que je suis en contact avec beaucoup de gens qui vivent de façon plus ou moins proche autour du TDAH. Et entre nous, nous nous aidons, et de manière fabuleuse. De plus, il y a également beaucoup d’autres personnes qui m’ont soutenue, ont eu un geste, m’ont souri en me regardant dans les yeux, m’ont écoutée sans dire un mot. Je pense à eux de temps en temps, mais je ne me souviens pas si je les ai remerciés. Et je pense que je ne l´ai pas fait. Je ne peux pas faire marche arrière sur 15 ans et les retrouver tous, mais ceci est un petit hommage à tous ceux qui n’ont pas hésité à me transmettre un « MOI, JE SUIS AVEC TOI»: le serveur qui nettoie la table pour la troisième fois parce que le môme l’a déjà salie autant de fois; la mère en consultation qui me passe une couche, parce que j’ai tout laissé à la maison ; le conducteur du bus scolaire qui souvent attend que j’arrive en traînant un enfant qui a eu du mal à se réveiller ces matins là ; la maîtresse qui me contacte en dehors du protocole scolaire pour me dire que mon enfant souffre et qu’il faut faire quelque chose ; une voisine un peu suicidaire qui vous assure qu’elle a passé une super après-midi avec ton fils et les siens, justement ce jour ou tu avais besoin d’une bouffée d´oxygène parce que tu ne savais plus quoi faire; l’entraîneur de basket-ball qui te regarde avec compassion mais t’assure que tu peux l’amener quand tu voudras; le maître nageur qui te dit «mais Madame, votre enfant est un phénomène, il arrivera aussi loin qu’il voudra’, et tu doutes, puisque dans le 99% des cas il ne fait que du cinéma ne pas suivre ses instructions; l’adolescente qui te dit au revoir et ajoute « il est vraiment sympa votre fils » et tu ne sais quoi répondre (bien que tu le saches, ton fils est génial, mais tu ne t’attendais pas á un tel commentaire).

Ce genre de situations arrive aussi dans les grandes entreprises, lors des clôtures trimestrielles, ou de semestre, et surtout annuelles. Il y a des gestes d’entraides, de soutien, d’accompagnement que parfois nous ne percevons pas, puisque nous nous sommes pris dans l´effervescence, la précipitation et la pression. Mais quand les mauvais moments sont terminés, nous devons faire une pause, regarder en arrière et remercier pour toutes les attentions que nous avons reçues. Etre reconnaissant c’est apprécier les choses spéciales qui nous sont offertes. Et c’est la clé pour moi: me rendre compte que ce que les autres font pour moi, pour nous, est spécial. Et je suis heureuse quand je remercie quelqu’un parce que je me sens en symbiose avec cette personne, et j’aime ça et cela me rend plus optimiste. Identifions donc les personnes qui nous offrent ce que nous n’attendons pas et n’hésitons pas à les en remercier. Ils le méritent. Nous le méritons.

En fait, merci pour votre suivi !

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Est-ce que tu m’acceptes ? … Bien sûr! JE T’AIME!

Dans une de mes dernières séances de coaching de groupe, nous avons eu un grand débat sur le sens du mot ACCEPTATION.

En tant que coach, j’avais introduit la distinction entre le mot ACCEPTATION et le mot TOLERANCE et cela a causé de fortes discussions qui ont inclus les aspects politiques, religieux et sociaux. Je travaille dans un environnement oú collaborent et convivent 50 nationalités, endroit très propice pour ce sujet.

Plus tard, à la maison, et en raison des commentaires qui étaient ressortis, j’ai commencé à analyser ma relation avec mes enfants, et en particulier celle avec celui qui a le TDAH. Vous savez, ces enfants qui nous font exploser en microsecondes, qui proposent souvent des choses ou des idées apparemment absurdes et dénuées de sens, perturbent nos horaires sans pitié, qui n’écoutent pas et n’obéissent pas … et que nous défendons à mort parce que ce sont nos enfants et que nous les aimons.

Pour l’instant, je dirai que, à l’Académie royale de langue espagnole, ACCEPTER c’est «approuver’, et TOLERER c’est «permettre quelque chose que nous pensons n’est pas licite». Je voudrais vous demander que pendant une semaine vous vous observiez et identifiez combien de fois vous employez chacun de ces mots.

Il est important d’en être conscient parce que ces deux mots ont des connotations très différentes. Quand je tolère, je suis indulgent avec toi, je te fais une faveur. En réalité je pense que c’est moi qui ai raison et je décide que je tolérerai ton opinion ou ton comportement. Et d’ailleurs, je suis capable de mettre mes limites à la tolérance.

Mais l’acceptation, c’est une autre affaire. Quand je t’accepte, il n’y a pas de limites. Mes opinions ne sont pas au-dessus des tiennes, je te reconnais comme quelqu’un d’autre que moi, et je peux avoir une relation avec toi dans le respect et l’égalité.

Si vous transférez ceci dans le monde de leadership, je pense que le plus d’expérience et auto-management démontre une personne, il lui sera plus facile de vivre dans le monde de l’acceptation.

Et nous, les parents d’enfants atteints de TDAH? Que décidons-nous? Vivre et établir une relation de tolérance ou une relation d’acceptation? Je veux vivre dans l’acceptation, bien sûr, mais souvent j’ai du mal à reussir. Ceci sont les petites aides que je travaille pour passer de la tolérance à l’acceptation dans mes relations avec les gens que j’aime.

D’abord, je dois apprendre à être flexible, afin de pouvoir distinguer ce qui est important de ce qui ne l’est pas. Parfois, je peux réagir trop rapidement, mais en demeurant souple, je reconnais où je dois vraiment investir mes énergies.

La deuxième, c’est pratiquer la patience. Cette vertu peut identifier les différences entre les uns et le autres, convivre avec elles et finir par les accepter.

La flexibilité et la patience m’ont vraiment aidée:  j’ai réalisé qu’à la maison j’employais les deux mots en termes négatifs «Il est inacceptable de ne pas tenir sa promesse» et / ou «on ne tolère pas le désordre dans cette maison».

Et ceci m’a poussée à changer.

Le mot ACCEPTATION me semble merveilleux. Dernièrement, je le trouve même inspirateur. Il me lance à passer du monde des réponses (et donc, dans mon quotidien négatif) au monde des questions (Que lui arrive-t-il pour qu’il réagisse comme ça ? C’est vraiment important pour lui ? Que puis je faire pour l’aider?) Et tout à coup, de nouvelles possibilités, de nouveaux chemins s’ouvrent pour lui et pour moi. Mais le meilleur est que je sens mon cœur se gonfler et je suis heureuse.

Je vous encourage à faire cet exercice d’observation et à décider de façon consciente.

Et n’oublions pas une chose très importante: comment nous nous regardons à nous-mêmes? Nous nous acceptons ? Sommes-nous conscients de nos propres ressources à notre disposition ? Nous déplaçons-nous à travers le monde avec authenticité?

Bonne semaine!

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Es-tu fou? NOOOOOOOOO, je suis content!!

Chers amis,
Nous sommes déjà tout près de la fin de l’année scolaire … moi, en particulier, je le ressens comme un calvaire. Il s’agit d’une période où se mélangent toutes sortes d’émotions, de sentiments et de pensées dans ma tête et dans mon cœur. Je deviens un carrousel émotionnel.
C’est que nous savons, en tant que parents d’enfants atteints de TDAH, que cette période d’examens est particulièrement difficile, aussi pour eux que pour nous. Pour eux parce qu’à nouveau ils doivent faire face à l’angoisse de faire un examen, ils ressentent le besoin urgent d’éliminer la panique qu’un échec leur provoque, ils ressentent l’incertitude quant à l’avenir (l’été, les examens en Septembre (du moins en Espagne) …)
Et pour nous, bien sûr, pour diverses raisons qui n’ont pas besoin d’être expliquées, n’est-ce pas ?

Comment pouvons-nous rester émotionnellement stables dans cette situation? Cette fois, je vous propose que nous tenions en compte la Joie. Et j’explique pourquoi:

La Joie est une vertu, une valeur qui nous donne des ailes. Lors de nos moments de joie, notre force est plus vitale, notre intelligence plus subtile, et notre compréhension moins assombrie. Nous sommes mieux en mesure de faire face à ce qui nous arrive et de manœuvrer dans notre sphère d’influence.

La joie, ce n’est pas s’amuser. Ceci a à voir avec ce qui se passe à l’extérieur, alors que la joie provient de notre intérieur. Nous nous reconnaissons heureux quand nous faisons ce que nous savons qui est correct, juste (savons-nous identifier lorsque notre enfant est heureux?).
Si nous regardons en nous et trouvons la joie, tout travail ou tâche peut devenir une bonne expérience. La joie est le sentiment intérieur qui nous rend capables de surmonter les moments difficiles, même si nous nous sentons très tristes. Ceci est très important à analyser: quand nos enfants sont heureux, c’est sans doute parce qu’ils sentent que «tout va bien», mais je pense pas qu’ils soient capables, consciemment, de le savoir.
Cependant, nous les adultes, nous devons faire le choix d’être heureux et bien chercher en nous pour faire ressortir cette valeur qui peut nous aider dans notre quotidien.

Encore une fois je souligne (et encore …) l’importance d’être des modèles pour nos enfants et cette fois pour la raison suivante: sans joie interne, tous nos sentiments sont déterminés par ce qui nous arrive. C’est à dire, nous pourrions penser que nous devenons le reflet de ce  qui se passe autour de nous. Sans joie, quand le plaisir s’arrête, notre bonheur s’arrête également. Sans joie, la tristesse devient de plus en plus profonde.

Ce n’est pas parce que nous décidons de vivre dans la joie que rien ne nous arrive. Si,si, Aussi bien de bonnes choses comme des mauvaises. Mais n’oublions pas que si nous demeurons d’humeur joyeuse, ceci nous aidera à rester calmes, sereins. Quand les bonnes choses nous arrivent, nous sommes heureux et les sentiments heureux durent plus longtemps. Lorsque nous souffrons, nous nous sentons naturellement tristes. La bonne nouvelle : ce n’est qu’en nous appuyant sur la force intérieure de la joie, que la tristesse ne croît plus. Elle arrive, puis disparaît tout simplement.

Je pourrais continuer sur des théories sur la joie … mais comme conclusion personnelle, je voudrais dire que vivre dans la joie est essentiel pour moi: je ne veux pas que lorsque quelque chose se passe mal, je me sente si triste que je ne peux apprendre quelque chose, parce que je suis coincée dans mes sentiments négatifs (peut-être intelligents (haha!) … mais négatifs!).

Si nous nous focalisons sur nos enfants, il serait bon peut-être que nous renforcions ces moments où nous les sentons heureux, leur parler et leur faire voir (de différentes manières en fonction de leur âge, bien sûr) comment ils se montrent quand ils sont heureux (leur corporalité, leur ton de voix), les mots qu’ils utilisent pour s’exprimer (et les pousser à les utiliser encore plus …), et leur pouvoir de répandre la joie aux autres. C’est peut-être une légère aide dans leur développement, une caresse pour leur estime de soi, un temps de communion familiale.

Vivons dans la joie!

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Il semble que nous ne faisons pas partie de la même famille

Nous sommes déjà en Avril…et j’espère que le printemps nous apportera de nouvelles énergies nous motivant á persévérer en tant que parents d´enfants si particuliers.
Je reviens d’un week-end à la montagne…tranquille, passé dans le silence presque tout le temps. Et je suis revenue à Madrid optimiste et positive.

Je voudrais partager avec vous un sujet auquel je n´ai cessé de penser :  tout simplement, l’Unité  (de la famille, avec des amis, entre collègues …).

Je le perçois comme  un mot qui transmet une certaine  puissance et qui peut être aussi générateur d’une grande force :

Parce qu´en effet, nous les êtres humains, avons besoin d’appartenir à un groupe ou à une tribu qui nous permet de nous sentir soutenus, compris, et comme faisant partie d´un même ensemble (je recommande vivement le livre de Ken Robinson  ‘L’élément’. Il fait d’ailleurs référence au TDAH) . Mais aussi parce que l’Unité est la base à partir de laquelle nous pouvons nous lancer pour essayer de nouvelles choses.

Je pense qu´avant tout,  le fait de se sentir part d’une Unité nécessite tout d’abord de valoriser ceux que nous avons à nos côtés, ainsi que tout ce qu’ils apportent même si bien que des fois nous ne comprenons pas très bien comment ils pensent, ce qu’ils pensent, ou ce qu’il savent. Si nous faisons une analogie musicale, deux instruments aussi différents qu’un instrument à cordes et un clavier montreront une Unité lorsqu´ils s´accorderont dans le domaine du rythme, des silences, et s’échangeront le lead. Tout cela requiert des heures d’entraînement…

Quand je me sens intégrée dans l’Unité, je cherche à atteindre l’harmonie. Mon premier résultat sera de vivre en paix. Grâce à la puissance de l’Unité nous pouvons résoudre les conflits, et / ou découvrir une nouvelle idée ou une solution qui répond aux besoins de tous.

Sommes nous en train de parler de  Paix, d’Harmonie, de Silence? Ceci est totalement incompatible avec le monde du TDAH. C’est ce que beaucoup pensent. Moi aussi, de temps en temps.

Mais je propose que nous le voyons sous un autre angle: s’il n’y a pas d’Unité dans la famille, souvent la première raison est parce que nous nous sentons trop différents de nos enfants et cela nous fait peur. Combien il est facile, à ce moment là, de nous faire du mal les uns aux autres (surtout si notre enfant est défiant) ; combien il est simple de leur faire sentir, quoique bien au fond de nous nous ne le voulons pas, que nous ne nous soucions pas d’eux (j’ai écouté cette plainte trop de  nombreuses fois).
En vérité, les différences ne devraient pas faire de mal. Quand une famille, un groupe, se déclarent unis, leurs membres ne se s´affirment pas comme des calques les uns des autres. Au contraire, nous nous rendons bien compte qu’ils sont tous différents, qu’ils se connaissent bien et qu’ils s’entraident entre eux.

Et nous, en tant que parents d’enfants ayant un trouble si difficile à voir, à comprendre, à accompagner, comment pouvons-nous nous assurer que nous rapprochons et nous nous unissons à nos enfants? Est-il vraiment nécessaire? Je vous assure que oui, c´est très nécessaire. Nous, en tant que ‘leaders familiaux’, nous devons créer des espaces où nos enfants puissent se développer et comprendre qu’ils font partie intégrante de l’Unité, et que celle-ci est leur base pour initier leur propre vie.

Vous me répondrez  ‘Oui,  bon, d’accord, je comprends l’idée, mais moi  je ne suis pas un leader : Je donne des ordres chez moi et un point c’est tout.’ Moi, je ne suis pas d’accord.

Je suis convaincue que pour que l’unité de la famille soit comprise par ses membres, il faut d’abord qu’elle soit concrétisée, complète, totale. Ceci est notre tâche. Commençons donc d’abord par comprendre que nous sommes tous, nous, les parents, des leaders. Je souhaiterais que vous regardiez cette vidéo (elle dure moins de 7 minutes. Pour ceux qui ne comprennent pas bien l’anglais, en bas à droite de l’image vous pouvez choisir les sous-titres en français).

Et maintenant, réfléchissons :
– Comment puis- je avoir une influence, la plus positive possible, chez ceux que j’aime ?
– Quel est le besoin émotionnel que j’ai besoin de couvrir et qui m´anime quand je leur parle? Est-il valable? (Souvent je ressens ce besoin de me sentir reconnue, valorisée et parfois ceci n’est pas le meilleur guide …)
– Comment puis-je leur faire comprendre que je me bats pour eux?
– Est-ce que je sais réellement pourquoi?
– Suis-je capable de l’exprimer ?
– Est-ce que je reconnais l’autre comme différent ?
– Quelle est la musique de fond que je veux dans ma relation de famille? Quels sont les silences que je dois respecter ? Quels rythmes dois-je apprendre ?

C’est vraiment trop compliqué ! Oui, mais quelle magnifique sensation, lorsque, après un certain temps, notre conjoint, nos enfants s’assoient à côté de nous et nous disent: «Tu sais, ce jour-là quand tu as dit et / ou fait … j’ai réalisé que … et je voulais te dire : c’était très important pour moi ».

C’est à ce moment là que nous nous rendons compte que nos efforts et nos objectifs valaient vraiment toute la peine du monde !

Courage !!

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